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La France enracinée

Les Cent-Jours de Sarkozy ont commencé

Les Cent-Jours de Sarkozy ont commencé

Il peut être malvenu de faire la comparaison, seulement l’histoire nous montre bien parfois des analogies.  La présidence de Nicolas Sarkozy a été qualifiée « d’hyper-présidence », le chef de l’Etat se voulant omnipotent, omniscient, actif, pour finalement devenir hyperactif, fatigant et surtout inefficace. Les expressions populaires ne sont pas faites pour rien, Sarkozy « brassait de l’air » tout en donnant l’image qu’il faisait tout.

Cette volonté de tout gérer, tout voir, tout faire est peut-être pathologique, elle a surtout pour effet de raréfier l’espace politique au profit d’un seul homme, à l’instar du petit corse qui envahissait tout l’espace public en 1814, limitant les débats et supprimant les procédures de sélection des gouvernants. Quelle triste analogie que de voir comment Sarkozy a pu faire passer le traité de Lisbonne par le Parlement en 2008 alors que le peuple avait clairement refusé par référendum le traité portant Constitution pour l’Europe en 2005.

La fin de l’Empire de Napoléon est un signe flagrant du désaveu populaire après des conquêtes inutiles et personnelles. Après avoir saigné la France, après avoir dérivé vers un culte de la personne « bling-bling », le désaveu du petit homme concupiscent a été rapide et fort : le peuple, par dépit, a choisi le petit gras débonnaire allant ainsi de Charybde en Scylla

Le petit corse s’en va régner sur l’île d’Elbe pour préparer son retour, le petit hongrois devient mercenaire pour Goldman Sachs afin de revenir, lui aussi, de plus belle.

Napoléon débarque le 1er mars 1815 à Cannes avec un accueil mitigé, puis plus enthousiaste en Province, quand Sarkozy, après son humiliant échec, essaie de faire un retour en force en France en se faisant élire à la tête de l’UMP, parti qu’il a rapidement quitté et qui n’est plus que l’ombre de lui-même, entre guerre interne, positions très ambigües sur le mariage pour tous, et surtout, la fameuse affaire Bygmalion qui n’a rien à envier à des affaires de corruption du PS.

Voilà ce que l’on nous propose aujourd’hui comme offre politique alors que ce n’est que le réchauffé d’un plat que tous ont détesté, et, sans trop présumer, que tous détestent encore maintenant. Pour reprendre nos camarades argentins : « Qu’ils s’en aillent tous et qu’il n’en reste aucun » !