Pages Navigation Menu

La France enracinée

La politique anti-voiture au service du capital, et du nucléaire

La politique anti-voiture au service du capital, et du nucléaire

Dans le Marianne, n°1090, de février 2018, on pouvait lire ceci à propos des transports à Paris
et de la réduction du nombre de véhicules. Christophe Najdovski adjoint au maire de Paris en
matière de transports expliquait qu’« il faut aussi travailler à réduire la demande de
déplacement. Faire en sorte que les gens ne soient pas otages des transports ». Ainsi, des
salariés qui ont besoin de travailler, et de se nourrir, doivent répondre au diktat de l’écologie
et réduire leurs déplacements. Même si cette remarque a été assénée telle qu’elle, il faut bien
voir que 48% des usagers franciliens ont laissé leur voiture entre 1995 et 2013 : « pour le dire
autrement, et de façon plus sensible, dans une rame de 201, un voyageur sur trois n’était pas
là en 1995 ». Paradoxalement, la situation ne s’est cependant pas améliorée : « il aurait fallu,
pour simplement éviter que ne s’aggrave la pénibilité des voyages en métro, créer entre 1995
et 2013 non pas une seule ligne, mais six, puis trois supplémentaires entre 2013 et 2020 ».
Ces propos concernant l’Ile-de-France peuvent tout aussi bien s’appliquer à de nombreuses
villes françaises. L’idée, toujours la même, est de pouvoir attaquer la voiture sous couvert
d’écologie, avec une idéologie politique qui ne prend pas en compte les contraintes de
transport des Français. Cela est d’autant plus normal quand ces élus ne se déplacent pas par
eux-mêmes, comme c’est le cas pour le maire de Paris, Anne Hidalgo, s’étant fait retirer son
permis de conduire, et disposant en outre d’un chauffeur. Le même idiome s’applique aussi au
Premier ministre Edouard Philippe, qui impose de manière sournoise et idiote la réduction de
la vitesse, lui-même s’étant fait aussi retirer son permis de conduire pour excès de vitesse. Ne
parlons même pas du sénateur « écologiste » Jean-Vincent Placé, qui, outre ses déboires
sentimentales et autres abus, a eu plusieurs milliers d’euros d’amende pour mauvais
stationnement. Serait-donc là le leitmotiv anti-voiture des « élus » politiques ?

On sait très bien que les radars fixes et mobiles, la limitation de la vitesse à 80 km/h ne sont
qu’une manière supplémentaire de matraquer fiscalement les Français, à savoir les individus
solvables, parce qu’ils travaillent…
L’écologie a bon dos. Déjà, quand il avait été proposé que tous les Français réduisent leur
vitesse de 10 km/h pour l’environnement, le gain actuel de cette réduction pour une année,
était perdu en quelques heures de consommation en Chine.
Enfin, parler de la réduction des morts sur la route est bien. Cependant, ce sujet en masque un
autre. Depuis plus de vingt ans, ce sujet reste un sujet électoral. Il est beaucoup plus simple de montrer

les chiffres en baisse concernant la sécurité routière, avec des mesures à l’encontre
des Français, que de montrer les chiffres (inavouables) de la criminalité et de la délinquance
en France qui, soit se stabilisent, soit sont en progression. L’élu sortant peut donc dire,
« regardez, j’ai fait baisser les chiffres des morts sur la route ». En revanche, il ne parlera que
très peu des chiffres du chômage, à moins de traiter des chiffres saisonniers (été, Noël), et
encore moins des chiffres liés à la criminalité.

Pire encore, sous couvert d’écologie, il est fait une promotion sans précédent des voitures
électriques censées remplacer les moteurs à combustible. Ces voitures portent mal leur nom,
puisque l’électricité provenant de manière quasi-majoritaire des centrales nucléaires, il est
plus judicieux de parler de voitures nucléaires, ou de scooters nucléaires. C’est vrai que le
charbon et le pétrole c’est mal. L’électricité nucléaire c’est mieux : 40 kilos d’uranium
nécessitent seulement 300 000 ans pour retomber à un seuil de radioactivité normale. Mais là
encore, les communicants font un travail énorme de désinformation, afin de promouvoir le
capitalisme vert.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *