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La France enracinée

Le retour du poujadisme

Le retour du poujadisme

Le gilet jaune a le vent en poupe. Au regard de la fameuse augmentation du carburant, de nombreux Français contestent la hausse des prix, parallèle à la baisse de leur pouvoir d’achat. Il est clair que la justification sur la transition énergétique ne tient pas une seconde : un an de conduite en vente, c’est l’équivalent d’un vol Pari-New York. Et si on parlait des usines françaises fabriquant du béton et produisant une quantité exponentielle de CO2 ?

Hausse du carburant donc, des timbres, du gaz et de l’électricité, dans certaines communes hausse de la taxe d’habitation. Bref, c’est beaucoup trop à entendre pour nos chastes oreilles.

Comme nous l’avions précédemment dit, si contestation forte il devait y avoir, celle-ci serait nécessairement liée au porte-monnaie des Français, et non sur d’autres questions plus graves malheureusement comme l’immigration de masse. En effet, cette question est la seule qui fasse consensus, hormis chez les bobos des grandes villes qui n’utilisent que leur vélo et consomment bio avec leur bien-pensance à vomir, mais une bien-pensance de petit consommateur heureux de sa situation de bobo à développement durable, aussi durable que leur médiocrité et leur bêtise.

En même temps, et nous l’avions aussi dit, mais nous ne sommes pas les seuls, en élisant un homme politique (qui est tout sauf un homme d’État) aussi libéral que possible, il ne pouvait pas y avoir d’autre solution. Maintenant, parmi les contestataires, nous aimerions savoir combien ont voté pour lui et ses députés aux dernières élections ? Au bout d’un moment, il faut assumer ses choix politiques, qu’ils soient bons ou mauvais, mais surtout arrêter de se plaindre. Certains contestataires l’ont élu pour cinq ans, et après un an et demi, c’est déjà la curée…

Alors, et parce qu’il y a une hausse du chômage, une précarité en constante augmentation, et pardonnez-nous, une « uberisation » de la société voulue par les gouvernants, ce que l’on pourrait traduire par de l’esclavagisme moderne (en y incluant le salariat immigré à bas coût voulu par les cartels), des voix s’élèvent pour protester, essentiellement au nom de la baisse du pouvoir d’achat.

Mais parler de pouvoir d’achat revient encore à parler de consommation. Ce que nous voulons n’est pas une plus grande capacité à consommer, ce qui revient à mettre à mal l’idée d’écologie, qui ne peut être que radicale et décroissante.

Surtout, le plus important reste d’avoir une vie frugale, fondée sur la raison, et non sur la consommation à outrance des soldes, Black Friday et autres influences anglo-saxonnes de la vie à crédit pour des objets de consommation inutiles.

Ce qui est intéressant en revanche, c’est d’observer une forme de renouvellement du poujadisme. Une lutte contre la vie chère et les différentes taxes. A cet effet, on peut y associer la grogne des agriculteurs, la baisse de moyens pour les hôpitaux, des artisans laminés par les cotisations, mais encore tout récemment des bouchers empêchés de travailler à cause de Vegan, qui préféreront toujours sauver les agneaux, peut-être parce que dans ce système, ils sont aussi des agneaux idiots utiles du système, et qu’ils ne s’attaqueront jamais aux loups : forts avec les faibles et faible avec les forts.

Cette citation nous amène forcément au Président de la République qui a exactement ce même comportement, agrémenté d’une arrogance et d’une condescendance incroyables. Fort de ce constat, il faut bien voir que cette contestation souligne aussi la désincarnation des chefs de l’État français, incapables de mener une politique viable, fondée sur la raison et le bien commun. L’exemple actuel saute forcément aux yeux.

A chaque élection, on se dit, « ça ne peut pas être pire », et pourtant, nous allons de surprise en surprise. Pour autant, à chaque élection, des alertes sont faites, mais là encore, la bien-pensance prend le dessus, et la surprise électorale s’aperçoit rapidement au regard des différentes mesures prises.

Mais revenons au poujadisme. Prenons le parti qu’il est en train de revenir, mais absolument pas ce retour des années 30 comme l’a annoncé le Président de la République. Aucun extrême n’est visible ici. Seulement un ras le bol général qui fait frémir le Président à quelques mois des élections européennes. Pour autant, ce poujadisme lié aux taxes et au pouvoir d’achat se veut non partisan.

Il y a bien l’absence du politique dans cette histoire, et c’est là que c’est dommage. Sans esprit partisan, il y a consensus. Mais ce n’est qu’un épiphénomène. Cela doit se traduire au contraire maintenant par une transcription politique de la volonté de changer nos gouvernants. Les vieux caciques ont été éjectés et l’on s’en réjouit. Mais, ce remplacement a été fait par de jeunes députés ignares de la politique, et soumis l’obéissance n’ayant aucune marge de manœuvre pour exécuter des décisions voulues par un seul homme. Choisir entre la peste et le choléra.

Au final, cette contestation est bonne. Mais n’intervient-elle pas trop tard ? Combien d’erreurs de ce genre doivent aider les Français à faire les bons choix ? Quand comprendront-ils que la Politique est nécessaire au Bien commun ?

Alors de deux choses l’une :

–       On vous avait prévenus ;

–       Maintenez cette contestation, mais faites-la évoluer de la contestation du limonadier poujadiste vers une transcription politique effective, plus que nécessaire, car il ne peut y avoir d’influence dans la vie de la Cité sans la Politique.

A bon entendeur

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