La lutte de tous contre tous s’intensifie chez ceux que l’on pourrait qualifier de nos ennemis au regard de leur conception du monde et de l’homme tant éloignée de la nôtre. Effectivement, les hommes noirs, les gays, les handicapés et les migrants savent aussi pertinemment comment harceler et violer une femme, peut-être même plus maintenant que les hommes blancs sont aseptisés et ne peuvent plus défendre personne des agressions. Effectivement, les trans ne sont pas des femmes et ne peuvent donc pas accoucher. Effectivement, la GPA relève de la marchandisation du corps de la femme. Effectivement… Cette lutte interne, résurgence du réel et du cruel manque de formation politique saine et profonde ne doit pas pour autant nous réjouir, car elle est en vérité bien triste et ne reflète que notre monde déstructuré.

Alors pourquoi chérir les causes dont on déplore les effets ? Pourquoi chérir la pensée libérale et ses applications politiques et économiques concrètes défendues par les démocraties libérales et le Marché à travers les multinationales, les lobbies et l’industrie du spectacle ? Aveuglement, pathologie, bêtise ou simplement peur de penser et de se voir banni de la société du spectacle ouverte uniquement à ceux qui en propagent les idées ?

La prise de position de cette « féministe » a le mérite d’être honnête, car réaliste et documentée sur de nombreux aspects, mais elle reflète toujours un aveuglement sur l’origine des maux qu’elle dénonce ici. L’origine étant le libéralisme et ses applications. Comment une femme, qui est avant tout par essence douée de raison et matériellement fille, sœur, épouse puis mère dans une société donnée, pourrait se séparer de l’homme dont elle est complémentaire et non subordonnée ?

C’est le système tout entier qu’il faut changer. Les femmes deviennent d’ailleurs tout aussi perverses et égoïstes ; il paraitrait même que certaines, dont des ministres, violent d’autres femmes. Le problème est donc sans fin, ou plutôt ne se résoudra que dans la destruction de l’humanité, à l’image de ce que prônent certains militants écologistes totalement hors sol. A moins que l’on ne prenne le problème à sa racine. La pensée libérale est en effet responsable de la destruction de la conception de l’homme comme être doué de raison, dépositaire d’une tradition matérielle visible et spirituelle héritée de ses ancêtres, tradition qui le dépasse et dont il est le gardien, homme comme femme.

Le libéralisme a détruit ces racines, naturelles d’abord puis construites par héritage, au profit d’un universalisme flou et fort pratique pour penser la liberté individuelle et ses dérives. En supprimant les cadres communautaires et familiaux, il a consacré l’individu, mais un individu-monde, consommable et consommateur, dont la conduite est débarrassée de toute règle incarnée. La loi du marché, l’économie globale, fer de lance de la politique des démocraties libérales, ont détruit les particularités locales comme les langues, les coutumes, les costumes, les religions, l’artisanat, les paysages, l’urbanisme régional, au profit de l’universalité de la consommation. (Pour approfondir cette question, vous pouvez retrouver sur notre site nos articles et cahiers de formation : https://dextra.fr/ notamment à la suite d’une conférence de Guillaume Travers : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=293669556124872&id=100064454901223).

Le système libéral dans ses applications politiques et économiques est ainsi responsable des désastres écologiques, du transhumanisme, des communautarismes écervelés des minorités consommantes, de la marchandisation du corps de la femme, des flux migratoires et donc du grand remplacement et de l’uberisation, de l’uniformisation et de l’isolement des individus privés de repères, des addictions, de la malbouffe etc.

Ne pas oublier que la théorie du genre vient des Etats-Unis, reprise par l’ENS et les universitaires, tout comme le Black Lives ou les séries ou les publicités inclusives des grandes firmes du spectacle.

Rien ne sert de s’agiter contre les effets dont on chérit les causes, à l’exemple de cette jeune femme et de tant d’autres. Le combat est aujourd’hui anthropologique ; il s’agit de sauver ce qui fait de nous des êtres humains contre le Serpent libéral qui voudrait nous réduire à une masse informe d’individus consommables et consommateurs, informe car sans colonne vertébrale donnée par la pensée et la tradition enracinée dans un passé et une spiritualité qui nous dépasse.