L’Europe a, encore, un grand projet pour nous. Vous connaissez déjà la rengaine, se protéger, protéger les autres, revenir au monde d’avant, en mieux. Et que ceux qui n’ont pas le permis de conduire se rassurent, ils seront concernés tôt ou tard.

Explications.

Dès la mi 2022, tous les véhicules neufs seront obligatoirement dotés de série d’une boite noire (mai) et d’un « super-limiteur » de vitesse (juillet). Concrètement, dans un futur plus que proche, votre voiture deviendra votre meilleur balance. Premier dispositif évoqué, la « boite noire », pour laquelle aucun cabinet de conseil américain n’a encore trouvé de nom définitif. Elle sauvegardera absolument toutes vos données de conduite (position sur la chaussée, vitesse, freinage, port de la ceinture, activation du clignotant, nombre d’occupant dans la voiture, poids du chargement, trajet, départ et arrivée, etc.)On nous promet que ces informations seront anonymisées et accessibles aux seuls pouvoirs publics à des fins statistiques. Ou avant des manifestations, peut-être.

Mais surtout avant de devenir accessibles aux compagnies d’assurance. Les AXA et autres Allianz essaient en permanence de se soustraire aux indemnisations. L’Europe leur facilite le travail : l’accès à de telles données permettra aux assureurs de détecter la moindre erreur d’un conducteur et d’en faire contractuellement un facteur aggravant, écartant ainsi toute indemnisation.

Encore plus efficace que la « boite noire », et quelques mois après elle, entrera en jeu le dispositif d’Adaptation Intelligente de la Vitesse. L’AIV s’inscrit dans le programme européen « Vision zéro », pour zéro mort sur les routes de l’UE d’ici 2050. Une sorte de stratégie « Zéro COVID » recyclée, quoi. Ça promet.

La première étape de ce plan est de diviser par deux le nombre de morts et de blessés graves entre 2021 et 2030. D’où le recours à l’AIV, dont les autorités estiment qu’il pourrait réduire les accidents de 30 % et les décès de 20 %.L’AIV contrôlera en permanence que le véhicule respecte les limitations de vitesse. Il repose, pour y parvenir, sur la technologie du régulateur/limiteur de vitesse, déjà généralisée sur les voitures neuves. Le système combinera, en plus, une caméra pour lire les panneaux de signalisation et un système cartographique intégré permettant de géolocaliser la voiture. Pour les rares modèles sans système de navigation, la géolocalisation s’appuiera sur la carte SIM et la balise GPS du système d’appel d’urgence eCall, tous deux obligatoires dans les voitures neuves depuis 2018.(Vous noterez que la généralisation du régulateur/limiteur de vitesse et de la carte SIM nous avaient été vantés, au milieu des années 2010, comme de formidables outils pour notre sécurité. Envisager leur détournement futur relevait à l’époque du complot. Troublant analogisme avec notre présent).

En pratique, quelles conséquences sur les automobilistes ? C’est très simple et d’une effrayante anticipation, quasi hollywoodienne : à chaque dépassement de vitesse, l’AIV déclenchera, instantanément et automatiquement, des alertes sonores et visuelles dans le véhicules, fera vibrer le volant et la pédale d’accélérateur (qui, dans le même temps, se durcira), et, cerise sur le gâteau, diminuera électroniquement la puissance du moteur. Ce n’est absolument pas une blague, c’est écrit dans le « Règlement (UE) 2019/2144 du Parlement européen et du conseil du 27 novembre 2019 » et dans l’accord provisoire du Parlement Européen (en anglais, https://data.consilium.europa.eu/…/ST-7673-2019…/en/pdf).

Pour rassurer, le législateur assure qu’il sera possible de passer outre ce dispositif et de continuer à la même vitesse en cas d’erreur du système. Toutefois, cet AIV semble surtout être le meilleur moyen de créer des accidents en terrorisant les conducteurs à chaque écart.

Tout ça pour quoi ? Toutes les études montrent que les français roulent, dans leur immense majorité, moins vite que les vitesses maximales autorisées (https://www.lalsace.fr/…/quelle-est-la-veritable…)Pour les autres, sur les 13 millions d’excès de vitesses relevés en 2019, 95,3% résultaient d’un dépassement de moins de 20 km/h. On est loin du cliché du chauffard. Et ça rapporte 760 millions d’euros par an à l’Etat, qu’il faudra bien trouver ailleurs, quand tout le monde roulera au pas.

Ces dispositifs sont surtout un nouvel exemple de la généralisation du progrès globaliste et des technologies data centrées, déployés à marche forcée contre les peuples.

La généralisation de ces systèmes intrusifs, dans le moyen de transport préféré des français, n’est qu’une autre opération sous faux drapeau. L’éternel poncif « plus de sécurité pour plus de liberté » dissimule encore et toujours un nouvel instrument de surveillance des individus dans leur quotidien et dans leur intimité (60% des trajets se font seul).

La soumission des masses, à des règles surréalistes et à des systèmes de contrôle toujours plus avancé, a pour corolaire de faire la fortune d’une classe politique corrompue bien connue, et d’une minorité d’industriels, sous-traitants des pouvoirs publics, qui règnent sur les entreprises oligopolistiques qui façonnent le monde d’après. Saviez-vous par exemple qu’Atos, entreprise française cotée en bourse qui travaille sur le QR Code du Pass Sanitaire et qui gère les radars pour l’Etat, est très impliqué dans le développement des dispositifs que nous venons d’évoquer ? Oui, Atos, le même groupe qui a pour ancien P-DG Thierry Breton, actuel commissaire européen au marché intérieur, en charge notamment de… l’industrie automobile, des services, du digital, du tourisme, de l’audiovisuel, de l’espace et de la défense. Ca ne s’invente pas.

Atos, enfin, qui a comme membre de son conseil d’administration Edouard Philippe, l’ancien Premier ministre, rien que ça. Souvenez-vous, c’est lui qui fit passer les routes nationales à 80 km/h et qui confia la gestion des radars de ces mêmes routes … à Atos.

Bref, brisons là, vous m’aurez compris. Tous en Renault 4 L !