Qu’il est beau leur monde d’après, qu’il est propre !

Plus solidaires, on ne se voit plus et on se parle à peine, derrières nos baillons chirurgicaux et nos plexiglas de sécurité.
On ne se touche plus, les mains encore et toujours stérilisées.
On ne fait plus un pas sans obéir à mille injonctions, justifiées par la plus généreuse des morales, par les plus dégoulinants des bons sentiments. “Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour les autres…” Par la plus matérialiste des morales aussi. Pour préserver encore quelques jouissances de plus aux boomers soixante-huitards, c’est le pays tout entier qui trinque. La vie s’arrête pour un nouveau virus, qui ne disparaîtra pas du jour au lendemain, et l’on sacrifie la vie économique (qui n’est pas que les profits du CAC 40, faut-il le rappeler ?), la santé psychologique d’une immense part des Français, sans parler des droits de l’âme qui sont, semble-t-il, un tabou de plus en plus fort. Et tout ceci pour un taux d’occupation des lits de réanimation de 50% aujourd’hui.

Alors on peut souhaiter que tous les responsables de ce cirque coercitif s’étouffent dans leurs masques, meurent d’apoplexie en mangeant leur caviar dans leurs restaurants huppés tandis que les français se nourrissent de sandwichs triangles dans leur voiture. On peut refaire ad nauseam la liste de leurs vexations, de leurs mesures contradictoires mais toutes injustes, de leurs mensonges et manipulations, de leur incapacité à s’appliquer à eux-mêmes les normes qu’ils édictent pour le bas peuple.

On peut souhaiter aussi être libre et ne pas se laisser dicter nos comportements par un Etat qui ne cherche plus l’intérêt des français depuis longtemps. Mais comme l’esclavage est doux et confortable, La Boëtie nous le disait déjà. Le prix de la liberté aujourd’hui c’est 135€. 135€ pour se déplacer librement, 135€ pour respirer l’air libre et pas toujours pur. Demain ce sera peut-être la mort social, pour refuser l’injection d’un vaccin expérimental qui protègerait (mais peut-être pas, en fait on ne sait pas vraiment encore) d’un virus pas si mortel. Primum non nocere, nous dit Hippocrate. C’est une ribambelle de sanctions disciplinaires pour les médecins qui souhaiteraient soigner leurs patients avec autre chose que du doliprane ou des médicaments hors de prix sortis tout récemment de labos.

Le prix de la liberté c’est surtout celui du courage, de la volonté. C’est accepter l’inconfort de remettre en cause le récit officiel, accepter de se poser des questions et d’aller trouver les réponses. Le prix de la liberté c’est le courage de la cohérence, au-delà du simple constat. Il n’y a que comme ça qu’ils ne nous réduiront pas à un chiffre, à un cas positif ou négatif, à un suspect sanitaire ou terroriste permanent qui doit montrer patte blanche pour le moindre de ses faits et gestes. Et qui sait ? peut-être que l’exemple de quelques-uns en inspirera d’autres ?